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Les "classiques", sans lesquels le coaching ne serait sans doute pas ce qu'il est...

1) PNL: La Programmation Neuro-Linguistique

" La PNL est une modélisation de l’excellence " .
John Grinder
, co-fondateur

"Quand nous avons mis au point l’expression Programmation Neuro Linguistique, la PNL, beaucoup nous ont dit ; ça fait un peu contrôle du cerveau, comme si c’était mal. J’ai répondu : Oui, bien sûr, si vous ne commencez pas à contrôler et à utiliser votre propre cerveau, vous laisserez le hasard décider pour vous... La PNL est une expression que j’ai élaborée pour éviter de devoir être spécialisé dans un domaine ou un autre... En fait, nous mettons au point des moyens d’apprendre aux gens à utiliser leur cerveau". Richard Bandler, co-fondateur

À la fois un art, un ensemble d'outils et une philosophie de vie, la PNL a pour objet la modélisation de l'excellence humaine. S'intéressant avant tout au « comment ça marche » plutôt qu'au « pourquoi ça ne marche pas », elle a développé des moyens très sophistiqués pour décoder les compétences exceptionnelles de personnes reconnues (pédagogues, psychothérapeutes, gestionnaires, médiateurs, musiciens, sportifs, etc.) et les rendre accessibles au plus grand nombre. Cette démarche pragmatique a donné naissance à un modèle génératif de la communication, de l'apprentissage et du changement de même qu'à des habiletés remarquables de communication verbale et non-verbale et de puissants outils d'intervention.
La PNL fournit le mode d'emploi, c'est à-dire le «comment faire», pour modifier nos stratégies internes inefficaces, instaurer des changements durables en nous et chez les autres, mobiliser nos ressources personnelles et réaliser nos rêves.
L'appellation programmation neuro linguistique repose sur les trois plus importantes composantes qui structurent l'expérience humaine : le langage, la neurologie et la programmation. Programmation
À partir des expériences vécues depuis notre plus tendre enfance, nous avons créé et enregistré des programmes complexes pour penser, analyser, ressentir et nous adapter à notre environnement et aux personnes qui nous entourent. Propres à chaque personne et à ses expériences, ces programmes, une fois enregistrés, deviennent rapidement des automatismes, des habitudes.
Neuro
Ces programmes sont codés et enregistrés dans les neurones. En effet, c'est parce que nous possédons un système nerveux et un système neurologique que nous sommes capables de percevoir notre environnement, de penser, de ressentir et de nous comporter. Plusieurs techniques de changement de la PNL sont fondées sur la création, la réorganisation ou la désactivation de ces programmes de pensée et de comportement.
Linguistique
Nos programmes mentaux se manifestent à travers notre langage verbal et non verbal. Notre langage structure et reflète la façon dont nous pensons et organisons notre modèle du monde.



2) Hypnose Ericksonienne


Milton H. Erickson, psychiatre américain, a été très tôt confronté à de gros problèmes de santé. De par ses attaques de poliomyélite, il sera très rapidement amené à apprendre, par lui-même, des techniques d’auto-hypnose. Il consacrera donc une très grande partie de sa vie à l’expérimentation des diverses techniques d’induction d’états hypnotiques dans un but thérapeutique, et ce, tant sur lui-même que sur ses patients. Très vite, il se rendra compte que l’état hypnotique permet de faire de nouveaux apprentissages, facilitant ainsi la résolution de différents problèmes, parfois très anciens.
Milton H. Erickson réalisera rapidement que les gens sont déjà en possession de ressources qui leur sont nécessaires pour changer. Il utilisera donc l’hypnose dans le but de permettre à ses patients de prendre, ou de reprendre, contact avec leurs ressources. Il décède en 1980 en laissant derrière lui de fabuleux outils de changement.


Qu'est ce que l'hypnose ? Qu’est-ce que l’état hypnotique ? Vous devez tout d’abord savoir que l’état hypnotique est un état de conscience modifié. C’est un état naturel que nous faisons tous, tous les jours et sans nous en rendre compte. En voici quelques exemples: Lorsque nous marchons en rue, nous ne réfléchissons pas à mettre un pied devant l’autre. C’est un petit peu comme si une partie de nous-mêmes, à un niveau inconscient, prenait en charge la marche. Une autre partie de nous-mêmes peut, en même temps et toujours à un niveau inconscient, être attentive à notre sécurité ou à notre chemin. Notre état de conscience se modifie donc et peut ainsi nous permettre, à un niveau conscient cette fois, de discuter tranquillement avec la personne qui nous accompagne. L’état hypnotique est aussi très semblable à cet état ou à ces sensations que nous connaissons lorsque nous sommes dans la lune ou dans les nuages. Nous sommes un peu ailleurs, nous rêvassons.Peut-être vous rappelez-vous d'un souvenir d’école ? Le cours vous ennuyait profondément, vous rêvassiez en regardant par la fenêtre. Le professeur était bien loin, vous n’entendiez même plus ce que vous disait votre voisin. C’est un peu ça l’état hypnotique.
Dans le cadre d’une séance d’hypnose, puisque celle-ci est un outil, il s’agit évidemment de recréer cet état de conscience modifié. La séance commencera donc le plus souvent par une première phase, dite d’induction, où il s’agit comme le nom l’indique, d’induire un état hypnotique. Des techniques de relaxation, de visualisation, de confusion seront utilisées pour induire cet état. A ce stade, la personne qui entre en transe, à son rythme, ressent une profonde sensation de détente. Cette détente est très proche de celle que peuvent rencontrer les personnes qui pratiquent la relaxation, le yoga ou la méditation. C’est aussi le même genre de sensation que vous rencontrez lorsque vous commencez à vous endormir. Au fur et à mesure que la séance d’hypnose se poursuit, vous allez bien sûr approfondir cet état. Vous allez doucement lâcher prise et faire abstraction de la réalité environnante tout en restant en relation avec le thérapeute.
C’est maintenant que la deuxième phase trouve sa place : il s’agit ici de commencer à travailler les problèmes pour lesquels vous pouvez être amené à consulter. Différentes stratégies thérapeutiques sont utilisées. L’utilisation de la métaphore est la plus courante. Il en existent d’autres comme la prescription de problème, le changement de patterns, la régression ou la progression en âge, l’orientation vers la solution, etc...
Lors de la troisième et dernière phase, après avoir donné ce qu’on appelle des suggestions post-hypnotiques, vous êtes invité à reprendre contact avec la réalité et à vous réveiller. Une question que l’on entend souvent, et que vous vous posez peut-être, est celle qui consiste à savoir si on est conscient ou non dans cet état... Plusieurs situations peuvent se présenter et dépendent toujours du choix de la personne. Le patient peut faire le choix de rester conscient ou non dans l'état hypnotique, tout en faisant une transe profonde. Je suis personnellement convaincu qu’une séance d’hypnose doit se faire en transe profonde pour être thérapeutique. Il est donc parfois nécessaire, avant de travailler dans cet état, de permettre à la personne de faire l’apprentissage de la transe profonde. Cet apprentissage se fera en une ou plusieurs séances. La condition préalable à tout travail est bien sûr l'établissement d’une relation de confiance entre le patient et le thérapeute.
Vous l’avez compris, l’hypnose permet de travailler à un niveau plus inconscient. Elle met la personne en contact avec ses propres ressources afin de solutionner ses problèmes. Milton Erickson, pour illustrer l’inconscient, aimait donner l’image d’un grand magasin où se trouvent toutes les solutions dont on a besoin pour vivre. On peut donc se servir et utiliser tout ce que nous avons à notre disposition. Tout au long de notre vie, nous faisons donc des apprentissages. Malheureusement il peut arriver que nous restions bloqués à un de ces apprentissages, pour une raison ou l'autre. Le propre de ces ressources trouvées dans ce grand magasin est d’aller débloquer ce qui coince pour nous permettre de reprendre notre cheminement.
Les champs d’application sont vastes. Dans un contexte de psychothérapie, l’hypnose peut être utilisée pour des problèmes affectifs et relationnels, des problèmes sexuels, des problèmes de dépression, des deuils et séparations, des phobies, des troubles obsessionnels, des problèmes de stress, de burn-out, des difficultés scolaires, un manque de confiance en soi, d’abus d’alcool, des troubles du comportement alimentaire, etc... Dans le cadre de la médecine : L’hypnose peut être utilisée pour cesser de fumer, en dentisterie pour les anesthésies, pour la préparation et l'accompagnement à l'accouchement, pour les problèmes d’allergies. En dermatologie pour des problèmes de verrues, d’eczéma, de psoriasis... Elle peut être utilisée pour traiter l’asthme, l’insomnie. On l’utilise aussi beaucoup dans le traitement des grands brûlés pour nettoyer les plaies plus en profondeur et permettre à la peau de se régénérer " un peu plus vite ". Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive... Même si les applications de l’hypnose sont nombreuses, il ne faut pas oublier que cet outil de changement a ses limites, qu’il ne fait pas de miracle, et surtout qu’il s’inscrit d’abord dans le cadre d’une relation soignant-soigné.



3) Thérapie Brève


Si la thérapie analytique a pour but la compréhension des "causes profondes" des problèmes, la thérapie brève s’inscrit plus dans une logique de " comment faire pour aller mieux " que de savoir "pourquoi on va mal". La thérapie brève a donc pour objectif premier le changement, et s’inscrit dans la même optique que la thérapie éricksonienne. Par "thérapie brève", on fait référence au nombre de séances de consultation nettement moins important que dans un cadre analytique. La durée de la thérapie est aussi beaucoup plus courte : il est ici hors de question de s’embarquer dans une thérapie pendant 10 ou 15 ans. Vous devez savoir qu’une thérapie doit être la plus brève possible pour le confort du patient, mais se doit d'être aussi longue que nécessaire. Il s’agit donc d’une pratique où le thérapeute a pour objectif de développer toutes les stratégies possibles pour obtenir un changement. C’est pourquoi il est plus juste de parler de thérapie stratégique.

Les premières séances visent à définir et analyser comment les problèmes se posent concrètement. Il s’agit ensuite de se mettre d'accord sur le ou les problèmes prioritaires à travailler en premier lieu. Il s’agira de se pencher sur ce qui est le plus important ou sur ce qui est le plus facilement solutionnable. Il faut savoir que ce premier changement pourra induire, avec un peu plus de facilité, d’autres changements concernant les autres problèmes. Lorsqu’on aura une description concrète du problème, il s’agira de prendre du temps pour analyser comment est-on resté "coincé" dans son problème. L’accent sera mis sur ce qu’on appelle les tentatives de solution: ce sont les solutions utilisées et qui entretiennent son problème. Il va de soi que l’on se penchera aussi sur les solutions déjà utilisées et qui apportent un changement et encourager à poursuivre ce qui est efficace ce qui est bien fait. Pour vous illustrer ce concept de tentative de solution, voici deux exemples : Une personne ayant développé une phobie de l’ascenseur évitera le plus souvent de le prendre. Le fait de prendre les escaliers constituera une tentative de solution qui entretient sa peur. La thérapie consistera à "désapprendre" cette solution. Une personne vient connaître une rupture sentimentale et se réfugie dans l’alcool. Son problème n’est pas à proprement parler la boisson mais bien cette rupture. A travers cette tentative de solution que constitue l’alcool, elle se soulage momentanément de sa souffrance et l’entretient.
La thérapie consistera à lui apprendre d’une part à gérer cette rupture et, d’autre part, à apprendre à utiliser d’autres solutions que la boisson quand elle ne va pas bien.
En prenant en compte les croyances de la personne, c’est donc sur ses tentatives de solution que les stratégies thérapeutiques vont porter. L’objectif est ici de "désapprendre" ces solutions inadéquates pour en apprendre d’autres.
Il s’agira de se fixer tout d’abord de petits objectifs à atteindre. A l’image d’une boule de neige qui dévale la montage en créant et en entraînant d’autres boules de neige, ces premiers objectifs atteints provoqueront à leur tour d’autres changements.

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